Comment ne pas raconter notre aventure du soir ? Plus de peur que de mal, on vous rassure tout de suite !

En route vers le fameux camping de Geysir, trop cher et sans cuisine (mais pourvu d'une machine à laver, j'insiste !) nous remarquons un panneau indiquant une tente sur notre gauche. Cela sera sûrement fermé, mais allons-y ! Comme prévu, des cordes barrent l'accès au terrain : il faut faire demi-tour. La route est étroite, le fossé (peu profond) n'est pas loin, et ce qui devait arriver arriva : une des roues dérape et glisse dans le trou, nous voilà au milieu de la route, le nez en l'air.
Camille tente de sortir la voiture : elle patine, le pneu fume, une odeur de caoutchouc brûlé se fait sentir. Plusieurs essais, même résultat : nous sommes coincées. Bien sûr il fait nuit noire, et les maisons les plus proches ne le semblent pas tellement. Faut-il appeler les secours ? Aller chercher de l'aide ? Camille choisit cette option et commence à s'éloigner de la voiture quand soudain un véhicule s'engage sur la même route que nous et arrive à notre niveau : ce sont des voyageurs espagnols qui se rendent à l'hôtel, plus haut. Ils proposent d'y amener Camille pour qu'elle y explique notre situation : la voilà qui s'en va.

De longues minutes plus tard (passées à prier pour que le châssis ne soit pas endommagé et que nous n'ayons pas besoin d'appeler le 112) une autre voiture arrive, d'en haut cette fois : une famille islandaise. L'homme (Mac Gyver) sort de son véhicule et me demande avec un sourire goguenard si tout va bien : non bien sûr ! Je lui explique la situation et il propose d'essayer de sortir lui-même le van, sans succès. Dans l'intervalle l'homme espagnol revient avec un vieux paysan islandais qui ne parle pas très bien anglais : celui-ci comptait évaluer la situation et proposait de prêter son tracteur moyennant 50 euros. Le vieil islandais voulait absolument que cela soit l'homme qui l'accompagne même si ce dernier n'était en aucun cas lié à nous ! Sa femme était donc restée en haut et Camille arrivait à pieds.

Mac Gyver s'entretient un moment avec lui, revient tenter différentes manoeuvres, prendre les mesures des pneus, le sourire toujours aux lèvres en répétant "no problem, no problem !". Fort bien.
Il finit par faire passer son 4×4 de l'autre côté de notre voiture, bricole quelque chose sur notre capot à partir de l'anneau d'arrimage de notre trousse à outils, sort une solide corde de son coffre et, sa femme au volant de leur voiture, finit par extraire notre maison du fossé, sans aucun dommage a priori !

Nous remercions chaudement tous nos sauveurs et filons vers notre camping sans demander notre reste (ni regarder les panneaux !)
Nous y voilà donc installées, la machine à laver va se terminer, la vie reprend son cours normal. Ouf !