A la rencontre des farfadets islandais

31 octobre 2017

Retour

Le réveil est moins douloureux que prévu ce matin, et nous sommes prêtes bien à temps pour rejoindre la navette de 6h du matin. L'horloge de celle-ci indique qu'il est 7h, le doute s'installe car hier soir la télévision de l'hôtel était décalée de la même façon : le changement d'heure concernait-il aussi l'Islande ? Nous l'avions pourtant vérifié.
Mais non, tout va bien, il est bien 6h10 à notre arrivée à l'aéroport. Le reste se passe sans problème (l'avion diffuse même un ersatz d'aurore boréale sur son plafond) et nous arrivons une demi-heure plus tôt que prévu à Paris.

Le bilan du voyage sera bref : c'était merveilleux, tout simplement, mais ça vous l'aviez compris ! Nous voulons déjà repartir en Islande en été pour aller fouler les Fjords de l'Ouest (octobre n'étant pas propice à la découverte de cette région, nous avons abandonné l'idée), avec leurs renards arctiques et les macareux. Pour ma part ce pays a été un véritable coup de coeur, renforcé par l'inespéré beau temps. Un immense merci à tous ceux qui ont fait en sorte que ce voyage soit possible (et qui nous ont prêté de l'équipement) !
Et bravo à ceux qui auront lu le blog chaque jour, je pense que vous n'imaginez pas combien cela me touche.

C'est la fin de cette aventure mais nous en gardons d'incalculables souvenirs (sauf notre poster-géant-ancienne-carte-de-l'Islande que nous avons bêtement oublié dans l'appartement de Reykjavik), ne vous étonnez donc pas d'entendre parler de cette île pendant les semaines à venir !

Bref, je ne suis pas très douée pour les conclusions car j'ai toujours du mal à m'arrêter d'écrire/de parler, mais je crois qu'il est maintenant temps de poster l'article final.

À bientôt =)

 

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30 octobre 2017

Jour 22, Reykjavik

Peu de choses à raconter aujourd'hui, et surtout pas de photos à montrer !
Timing plus serré que prévu entre la préparation des bagages, l'organisation générale, les horaires de navette, le passage à l'aéroport pour s'enregistrer alors que c'était finalement impossible à cette heure-là et que nous l'avons fait en ligne, l'échec cuisant du remboursement "sous conditions" des taxes (adieu tous les reçus gardés pour rien depuis trois semaines) et l'oubli de notre pique-nique de ce soir et demain midi dans le frigo de l'appartement (nous avons encore le pain. Juste du pain.).
Repas frugal à l'aéroport donc (mais j'avoue que nous avons hypothéqué notre future maison pour nous payer de quoi grignoter un peu). Puis attente interminable de la navette de l'hôtel qui n'est jamais arrivée avant notre appel après une heure d'attente (ce n'était pas faute d'avoir répété nos horaires 13000 fois dans les mails). Ainsi nous aurons passé trois heures à l'aéroport cet après-midi, et ce inutilement, ce qui est légèrement frustrant.

DONC nous sommes maintenant à l'hôtel, le réveil est prévu vers 5h15 demain (outch). L'avion décollera à 7h40, arrivée à Paris vers 12h et à Lille vers 16h (vous savez tout !). Le dernier message de ce blog sera donc posté demain dans l'après-midi (si nous sommes bien arrivées) (je vous ai déjà dit à quel point j'avais peur de l'avion ?) et...voilà, c'est à peu près tout !

Pardon pour la brièveté de ce message, la fatigue ainsi que le stress du départ commencent à se faire sentir : à ce stade là, on préférait être déjà demain !

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29 octobre 2017

Jour 21, Reykjavik

Nous nous réveillons avant le soleil ce matin : il faut dire qu'il devient de plus en plus flemmard au fil du mois ! Mais il est présent, c'est l'essentiel.
La matinée consiste en déambulations dans le Vieux Reykjavik, autour du lac Tjörnin (et ses oiseaux affamés !) et dans le quartier commerçant (plein de boutiques partouuuuuut !).
Nous nous y faisons d'ailleurs alpaguer par un islandais visiblement (très) éméché qui nous met (très) mal à l'aise.
Avant de rentrer nous passons sur le parvis d'Hallgrímskirkja mais impossible d'y pénétrer car une cérémonie privée est en cours, il faudra revenir plus tard. Ce semi-échec marque donc la fin de la matinée, et l'heure du repas à l'appartement !

L'après-midi (bien avancée) est consacrée à la piscine Laugardalslaug, la plus grande de Reykjavik et l'une des plus vastes d'Islande ! Et très équipée, il y a même un bain d'eau de mer. Dans les douches, une femme est là pour vérifier que tout le monde se lave correctement (non ça ne met pas la pression du tout). Les casiers fonctionnent grâce à des bracelets électroniques, bref, c'est très moderne. Il y a sept bassins d'eau chaude (en plus des bassins olympiques et ceux pour enfants) dont un à 44 degrés !!! Il est assez compliqué d'y rester plus de quelques minutes, du moins pour moi.

Nous quittons la piscine lorsque le soir tombe (mais rappelez-vous, le soleil se couche vers 17h25) et faisons encore fonctionner nos jambes jusqu'à l'appartement qui est situé 2 kilomètres plus loin.

Du coup peu de photos aujourd'hui et article plus court, il devrait en être de même demain ! L'aventure "sauvage" est bel et bien terminée, et notre vie citadine est tout à fait semblable à celle que l'on pourrait avoir en visitant une nouvelle ville en France.

Bref, à demain pour notre dernier jour (déjà), bonne soirée à tous !

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28 octobre 2017

Jour 20, Sud Ouest (environs de Reykjavik)

Soleil et ciel bleu au réveil ce matin : combo gagnant !
Pour ce dernier jour de van nous mettrons à profit les compétences motrices de ce dernier en allant visiter des lieux en périphérie de Reykjavik.
Tout d'abord la ville d'Hafnarfjördhur, où les forces mystiques seraient très puissantes, ce qui en ferait un endroit de prédilection pour le peuple caché.
L'idée étant de découvrir le parc d'Hellisgerdhi, rempli de grottes de lave (la ville est bâti sur une coulée de lave vieille de 7000 ans). C'est un parc très mignon mais plus petit que ce que nous pensions !
Ensuite, pour parfaire notre culture (eh oui, il faut bien !) nous nous rendons au musée de la ville, qui est en fait reparti sur 6 bâtiments (nous en faisons deux). On y apprend l'histoire de la ville et le mode de vie de ses habitants à différentes époques, objets à l'appui. Le musée est également parsemé de mannequins qui me font sursauter à chaque coin et que je trouve particulièrement effrayants, mais que Camille apprécie car ils rendraient selon elle le musée plus vivant (pour ma part j'ai juste l'impression qu'ils peuvent nous agresser à tout instant).

L'air étant vraiment doux nous avons ensuite le loisir de flâner sur le port en compagnie du soleil et des mouettes. Il ne faut pas tarder cependant : nous avons rendez-vous à 14h à Reykjavik pour récupérer les clés du studio qui nous accueillera jusqu'à lundi. Nous y sommes même à 13h30, et notre hôte aussi ! L'appartement est très agréable, lumineux et surtout hyper central, nous pouvons même voir (et entendre !) Hallgrímskirkja, l'immense et célèbre église de la capitale (que nous comptons visiter). Nous déchargeons toutes nos affaires et ne gardons que le strict minimum : 1h20 de marche nous attendent après avoir rendu le van ce soir !
Mais nous avons encore le temps de profiter de notre véhicule pendant quelques heures : pourquoi se priver ? Nous voilà donc parties pour la zone côtière de Seltjarnarnes pour nous dégourdir les jambes près de la mer. Le coin est normalement parfait pour l'observation des oiseaux, mais encore une fois la saison n'est pas la plus adéquate (sauf pour les canards et les mouettes). Nous pouvons toutefois nous consoler avec le phare rouge et blanc perché sur la presqu'île Grótta et la vision du mont Esja de l'autre côté. N'oublions pas non plus la présence revigorante du soleil ! 

Et déjà il est l'heure de rejoindre le van, puis l'agence où nous abandonnons notre maison roulante après une vingtaine de jours de bons et loyaux services. Petit topo :

280 litres de diesel utilisés,
3778 km effectués (presque trois fois le tour de l'Islande !!),
Consommation moyenne : 7 litres au 100,
Moyenne kilométrique : 58km/h.

Pour fêter ça (et parce que toutes les différentes odeurs senties sur le chemin du retour nous avaient mis l'eau à la bouche) nous nous offrons (enfin, Camille m'offre) un restaurant ! Établissement bio avec mini bar à salade et moult options vegan (d'ailleurs nous croisons bien plus de nourriture vegan que nous le pensions !), avec desserts vegan également : de quoi reprendre les kilos perdus ! Il est certes très tôt (nous rentrons à l'appartement vers 19h30) mais ici les restaurants ferment à 21h, peut-être est-ce différent l'été..?

Bref, nous sommes bien contentes de pouvoir nous étaler sur le canapé après tout ça. Vous l'aurez compris, les deux prochains jours seront uniquement consacrés à Reykjavik (en espérant que tout ne soit pas fermé demain). En parlant de demain, nous n'aurons bientôt plus qu'une heure de différence avec vous, étant donné que vous en perdez une cette nuit ! Voilà qui nous aidera à reprendre le rythme, même si 2h de décalage ce n'était déjà pas grand chose.

Bref, bonne soirée à vous, soyez sûrs que la nôtre sera plus cool que d'habitude !

PS : les photos d'aujourd'hui ont bien été mises sur le blog mais ne suivent (encore une fois) plus l'ordre chronologique, ouvrez l'oeil !

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27 octobre 2017

Jour 19, Sud Ouest (péninsule de Reykjanes)

C'est par les rebonds de la pluie sur la carlingue que nous sommes réveillées ce matin : eh oui, nous ne pouvions pas l'éviter indéfiniment ! Elle couvrira tout le Sud Ouest aujourd'hui, pas moyen de lui échapper, excepté durant la courte accalmie de l'après-midi. Le vent la projette furieusement contre le van : joli cocktail qui nous donne envie de rester au lit toute la journée ! Ce que nous ne ferons pas bien évidemment, même si la matinée risque d'être assez calme (il pleut vraiment très fort). Direction les canapés !

Nous ne sommes pas les seules à avoir eu l'idée : la salle commune est bondée, personne ne se presse pour partir. Logique ! Nous hésitons même à retourner à la piscine et saluer à nouveau son pèse-personne (selon lui, Camille a perdu 3 kilos et moi 1,5 : efficace le régime Islande !).
Mais non, les gens s'égrènent doucement hors du bâtiment, le calme revient. Nous en profitons pour laver notre grosse boîte à ustensiles (accident de liquide vaisselle) et traînons encore un peu avant de nous mettre en route en fin de matinée.
Grisaille, pluie et vent sont nos compagnons. Nous prévoyons de retourner tout au Sud, près de la mer et de longer toute la côte jusqu'à remonter à Reykjavik, où nous passerons notre dernière nuit dans le van (au camping donc). Notre trajet suppose de repasser par Grindavík, où nous ne nous arrêterons pas ! Heureusement que nous n'avons pas eu ce temps durant tout le voyage car l'ambiance est plutôt morne, et la visibilité assez réduite.

Le mauvais temps n'est pas le seul facteur de morosité : Pascal, l'un des deux ratons mâles, a dû subir deux opérations hier et avant-hier, le pronostic reste réservé. Emy Lapin, elle, présente des comportements étranges et crises de panique depuis deux jours, rien d'aussi alarmant que Pascal mais dédaigner nourriture et papouilles ne lui ressemble pas ! Nous avons toute confiance en leurs nounous respectives mais sommes forcément un peu inquiètes pour nos bestioles, ce qui se ressent aujourd'hui ; l'heure de rentrer en France se rapproche et nous vivons la chose de manière mitigée de par tous ces événement.
Les pensées défilent ainsi à l'instar des kilomètres et des champs de lave à la mousse épaisse : ils nous manqueront, c'est sûr !

Nous marquons un arrêt vers les falaises de Valahnúkur et le phare de Reykjanesviti (le plus vieux du pays). A peine sorties du véhicule nous sommes assaillies par le crachin et les puissantes rafales : le chemin pour arriver aux falaises est une lutte que mes lunettes perdent bien vite, surtout quand les embruns s'y mettent ! Le spectacle y est impressionnant : la mer se déchaîne, hargneuse, et durant un instant les multiples projections d'écume nous font croire qu'il neige ! Les mugissements du vent et les attaques des vagues sont assourdissants : la puissance des éléments dans toute sa splendeur. Nous trouvons près du rocher d'Eldey (maintenant classé réserve protégée pour les oiseaux) une statue de pingouin en bronze : c'est en effet ici qu'aurait été tué le dernier grand pingouin.
Non loin de là se trouve la source chaude (bouillante) Gunnuhver, nommée ainsi car Gunna, une sorcière fantôme, y périt brûlée. Une zone comme nous les connaissons bien maintenant !
A quelques kilomètres nous faisons halte sur le Brú Milli Heimsálfa, le pont entre deux continents. Toujours ces histoires de plaques européenne et nord américaine ! Pas question de prendre racine dans un de ces coins car le vent est décidément très agressif et ne nous laisse aucun répit.

Après toutes ces découvertes il est 15h : il faudrait songer à manger. Après avoir roulé dans un paysage assez lunaire (mais très rocailleux) nous nous garons sur un parking près d'une route peu fréquentée : il est de toute façon hors de question que nous mangions dehors, alors pas besoin de table.
Durant cet arrêt Camille reçoit un coup de téléphone de la vétérinaire : le pronostic concernant l'état de Pascal s'améliore, il rentrera chez sa nounou ce soir. Rien n'est gagné mais c'est une bonne nouvelle !

A Sandgerdhi nous nous cassons les dents sur la porte close du centre scientifique et pédagogique de Sudurnes : tant pis ! La ville suivante, Gardhur, est située pratiquement à l'extrémité de la péninsule ; du moins le cap de Gardhskagi, pourvu de deux phares. Le temps est trop mauvais pour tenter de se promener sur la plage, nous laissons tomber l'idée de voir des phoques ou des baleines !
Il est donc temps d'amorcer le retour vers Reykjavik : camping atteint à 18h ! La salle commune est très calme, ce qui nous permet de nous asseoir près des prises pour recharger ce qui doit l'être. Périple terminé pour aujourd'hui !

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26 octobre 2017

Jour 18, Sud Ouest (Thingvellir)

La soirée d'hier fut marquée par le magnifique ciel étoilé et la vision de notre cinquième aurore boréale plus brillante que jamais se hissant directement à la première place de notre top : imaginez une lumière verte prenant tantôt la forme d'un grand pan plus ou moins évanescent, tantôt de plusieurs filaments grandissant côte à côte, tantôt d'une spirale s'enroulant lentement sur elle-même ou encore d'arcades nous surplombant de là-haut, le tout se mouvant dans le tiers du ciel. Inoubliable. La soirée était assez douce pour pouvoir observer le spectacle de dehors, mais nous avions la chance d'être garées dans le bon axe et avons terminé la soirée à l'avant du véhicule.
Camille retrouva également les mulots qu'elle avait déjà nourris dans la journée et leur fit un don conséquent de biscottes ! Quelques étoiles filantes furent également au rendez-vous.


Le temps est légèrement nuageux aujourd'hui, cela devrait gagner du terrain mais a priori nous n'aurons pas de pluie. Hier Clarence nous a confirmé ce que nous savions déjà : que ce mois d'octobre était particulièrement ensoleillé et exempt de pluie, contrairement au mois de septembre qui avait apparemment été très mauvais. Ce ne sont donc pas un peu de nuages qui gâcheront notre séjour !

Nous retournons voir la faille de Silfra (de la terre ferme cette fois !) : il s'agit en fait de la fissure située entre deux plaques tectoniques (Nord-américaine et Eurasiatique) qui s'écartent de 2 centimètres par an. Nous avons donc nagé entre deux continents ! L'eau provient du glacier Langjökull, et met entre 30 et 100 ans avant d'arriver dans le lac. Dans ce laps de temps elle est entièrement débarrassée de ses impuretés, d'où le fait qu'elle soit potable.
Après cela, nous sommes quasiment obligées d'aller marcher près des plaques mentionnées plus haut, et notamment de la faille d'Almannagjá. Il y a beaucoup d'autres fissures plus ou moins grandes dans le coin, et également le rocher de la Loi mentionné hier (qui n'est plus vraiment un rocher car son emplacement a changé) : c'est donc là que les nouvelles lois étaient déclamées par le lögsögumadhur (diseur de loi).
Nous passons également près du bassin de Drekkingarhylur, où étaient noyées les femmes coupables d'adultère, d'infanticide ou autres.

Nous nous éloignons ensuite des points de vue trop touristiques (et donc envahis) pour une escapade sur les bords du lac : 1h30 sans voir un seul autre être humain, c'est reposant ! (Oui le retour dans une grande ville risque d'être rude). Nous cassons ensuite la croûte à notre heure habituelle (14h30), en plein vent mais au soleil : on ne peut pas tout avoir !

Un petit coucou à Öxarárfoss, la plus grande cascade du coin [Camille en a marre des chutes d'eau] et nous voilà déjà en route vers de nouvelles aventures. Mais d'abord, un passage au centre d'informations (je ne vous explique plus pourquoi !).

Avec tout ça le soleil a été mangé par les nuages et le vent s'est bien levé : l'attrait d'un bon bain chaud se fait de plus en plus fort. Ayant beaucoup aimé le camping de Selfoss (une valeur sûre !), nous comptons y dormir ce soir, et en prendrons la direction après un passage à la piscine de la ville.
Un petit mot sur les piscines : en ville, même les plus petites, elles ferment assez tard en semaine, parfois à 21h30/22h ! Les gens semblent avoir coutume de s'y rendre après le travail et n'y restent jamais très longtemps. Il n'est pas rare d'y observer des gens en train de se saluer : les habitants ne sont jamais très nombreux, aussi les gens se retrouvent, par hasard ou non.
La piscine de Selfoss propose une multitude de bassins (une dizaine !!), de toutes les tailles, les températures, en intérieur ou extérieur. Et, comme partout en Islande, il faut s'y doucher nu. Je trouve d'ailleurs que le rapport au corps est différent dans ce pays : pas de complexes, la nudité n'est pas gênante, le corps est accepté. Les ami(e)s se voient dans le plus simple appareil très souvent sans que cela ne déclenche commentaires ou moqueries, quelle que soit la morphologie.

Nous ne sortons pas trop tard du bain, nous aurons ainsi le loisir de profiter des canapés du camping avant le repas ! Eh oui, le confort commence à nous manquer un peu. Pour autant, rendre le van le 28 nous fera sans doute bizarre ! Les deux nuits à Reykjavik (Airbnb) sont réservées et nous avons opté pour un hôtel près de l'aéroport pour la toute dernière : nous décollons vers 7h du matin le 31, autant ne pas être loin.
Quant aux deux journées de demain, nous ne savons tout bonnement pas de quoi elles seront faites : tout ce que nous voulions voir/visiter/explorer a été fait (et bien fait !), aussi faudra-t-il que nous nous penchions sur la question après avoir dîné !

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25 octobre 2017

Jour 17, Sud Ouest (Thingvellir)

Temps radieux aujourd'hui : ça tombe bien, nous avons prévu une activité qui nécessite du soleil ! Nous nous rendons en effet dans le Parc National du Thingvellir pour la journée, avec à la clé une plongée dans la faille de Silfra. Ou plutôt du snorkeling [masque/tuba]: les plongées avec bouteilles étaient hors de prix, et de toute façon notre Niveau 1 n'est pas vraiment reconnu ici, il faut un brevet spécial. Il faut dire, l'eau de la faille de Silfra plafonne à deux degrés, il faut donc être bien préparé !
Pour l'heure nous roulons vers Reykjavik afin de réserver cette fameuse activité, tout en espérant pouvoir la faire (et surtout aujourd'hui). Sachez que la faille de Silfra est souvent citée comme étant l'un des plus beaux spots de plongée au monde !

Dans tous les cas, Thingvellir regorge de richesses à découvrir, il est le premier parc national du pays. Plaques tectoniques, rivières, failles, bâtiments historiques, cascades, roches en tout genre...De quoi passer la journée ! Cet endroit est célèbre car c'est là que fut établi le premier Parlement démocratique du monde (les "things" étaient des assemblées locales), on y trouve donc le Lögberg (rocher de la Loi) et autres lieux aux références législatives.

A Reykjavik la foule nous attend : elle ne nous avait pas manqué ! L'agence que nous cherchons se situe dans une rue extrêmement fréquentée : que de boutiques, que de tentations ! Nous arrivons au numéro 11, et nous arrêtons devant...une pizzeria. Ah. Où est l'agence ? Pas dans le coin apparemment. De plus, n'ayant répondu à aucun de mes deux mails, elle doit être fermée. Le choc passé, il faut vite rebondir : un peu plus bas se trouve une sorte d'office du tourisme, nous y entrons. Un homme demande s'il peut nous aider, et, la situation expliquée, le voilà en train de chercher sur internet tout en téléphonant et en écrivant les informations sur le dépliant correspondant, le tout en s'occupant d'autres clients entre deux. Efficacité. Nous pouvons donc plonger le jour même, devons nous présenter à Thingvellir à 13h, le prix correspond à celui que nous avions repéré. L'homme nous imprime même les formulaires à remplir et nous en fait compléter d'autres sur internet, nous pouvons payer sur place et quittons le lieu avec toutes les informations en tête et la réservation effectuée : top !

Nous choisissons de nous rendre immédiatement dans le parc : nous pourrons y manger avant de rejoindre notre convoi. La route est extrêmement agréable : le ciel est d'un bleu exceptionnel, le soleil brille de toute ses forces, notre timing est parfait, la musique joyeuse et nous aussi !
Après le repas, nous rejoignons donc le point de rendez-vous sur le parking. Clarence, un des guides, nous accueille et cherche nos noms sur la liste : ils n'apparaissent pas. Il vérifie mon papier de réservation : la plongée est notée pour le 28 octobre, samedi. Désespoir : c'est aujourd'hui qu'il fait beau, nous sommes là exprès, l'homme de l'office du tourisme nous a certifié que c'était aujourd'hui ! Clarence téléphone, c'est le suspense. Finalement tout est bon, nous ne comprendrons jamais ce qui a cloché mais le problème est résolu !
Nous plongerons par groupes de 6, dans le nôtre se trouvent deux autres français.


Nous enfilons notre équipement, ou devrais-je dire notre armure anti-froid : nous devons garder nos sous-vêtements chauds, et empilons diverses couches de combinaison, gants, cagoule...Clarence nous fait un rapide topo sur le Parc (tout ce que je vous ai raconté plus haut) et sur notre futur parcours dans l'eau. La faille peut aller jusqu'à 42 mètres de profondeur ! Du moins la partie que nous verrons. Il nous explique les gestes à ne pas faire si l'on ne veut pas risquer de faire entrer l'eau (deux degrés je rappelle) dans son cou ou ses gants. Les préparatifs sont longs, il faut ensuite encore choisir masque et palmes ! Enfin, c'est bien harnachés que nous nous dirigeons vers la plate forme de départ. Nous crachons dans nos masques comme il est d'usage de le faire pour limiter les risques de buée (d'autant qu'ici la température du lac les augmente) et nous voilà dans l'eau , qui nous vient tout droit du glacier et qui serait tellement pure que l'on pourrait la boire. Un léger courant nous entraîne, nous n'avons presque qu'à nous laisser porter (car nous flottons). Très vite le froid se fait sentir aux extrémités (les mains surtout !), mais ce n'est pas aussi horrible que ce à quoi nous nous attendions. Le décor, lui, est indescriptible : tout est si clair, nous pouvons voir le fond sans aucun problème, on ne se croirait même pas dans l'eau ! Bleu, vert, marron, le tout dans un calme absolu seulement troublé par nos respirations. Le soleil produit de merveilleux jeux de lumière sur les parois et nous ferait presque croire qu'il fait chaud ! J'aperçois deux petits poissons dont je ne me rappelle plus le nom, qui sont très timides selon Clarence et donc peu visibles en général. Nous progressons lentement, le temps semble parfois figé et je retrouve ces sensations que j'aime tant lorsque je suis dans l'eau avec un masque et un tuba. Camille apprécie beaucoup aussi, elle est d'ailleurs la dernière à sortir ! Difficile d'estimer le temps qu'aura duré la sortie, certainement une vingtaine de minutes.

Clarence nous explique qu'il ne faut pas enlever nos combinaisons car nous serions alors exposés au vent. Pour ma part je n'ai pas vraiment froid, sauf aux mains que je ne sens plus du tout.
Le temps de revenir sur le parking, de se changer et le soleil a quasiment disparu : nous décidons d'aller nous poser au camping de Thingvellir et prendrons le temps d'explorer le parc demain ! Nous pouvons tout de même observer un immense banc d'impressionnants poissons dans l'un des points d'eau qui bordent notre van avant de partir.

La dame du camping nous explique qu'une magnifique aurore boréale est prévue pour ce soir : le ciel est bien dégagé et les conditions sont idéales. Nous choisissons donc un emplacement qui ne se trouve pas trop près des baraques restant allumées toute la nuit ! Le camping est plutôt rudimentaire mais très propre et le prix correct. Nous n'avons plus qu'à attendre la nuit, mais avant...douche chaude et dîner !

[NB : sur les photos c'est Camille qui tient l'appareil photo, et moi...rien]

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24 octobre 2017

Jour 16, Sud Ouest

Nous nous réveillons à Selfoss ce matin ! Non, nous ne nous sommes pas téléportées cette nuit : le camping d'Hveragerdhi était bel et bien ouvert mais faisait payer le prix fort alors que la "cuisine" (une véranda ouverte sans lumière, et crasseuse) n'était pas en service (et bien sûr, pas de salle commune), un seul toilette et une seule douche où flottait une odeur d'égout : nous en avons un peu marre d'être des pigeons. Pour le même prix, Selfoss propose tout ce que l'on peut attendre d'un camping, et même plus ! Douches chaudes et gratuites, wifi, salle commune chauffée avec des canapés (!), cuisine avec micro-ondes, plusieurs éviers, plusieurs feux de cuisson , cadre sympathique, le tout tenu avec propreté (il faut même enlever ses chaussures avant d'entrer dans un lieu commun !). Nous sommes donc ravies d'avoir pris la peine de nous déplacer hier soir !

Nous comptons visiter le centre géothermique d'Hveragerdhi, fermé hier, et c'est un soleil éclatant qui nous y accompagne : octobre est censé être le mois le plus pluvieux en Islande, ce n'est pas vraiment ce que nous observons (et cela nous va très bien !). Le parc géothermique (en plein centre de la ville) est très vite fait : beaucoup de bassins sont vides à cette époque, ce qui nous déçoit un peu. Prochain arrêt : le tunnel de lave ! Cette étape s'avère être encore plus courte : impossible d'y entrer sans guide, ce qui est bien sûr très onéreux. Nous ne nous laissons pas abattre : par ce beau temps, quoi de mieux qu'une petite marche sur les falaises ? Nous poursuivons donc jusqu'à celles de Krýsuvíkurberg. Elles ne sont pas faciles d'accès, que cela soit en roulant ou en marchant. Pour autant la récompense est de taille : la vue d'en haut est magnifique, nous entendons le fracas des vagues, il n'y a pas un souffle de vent (pour un peu, on aurait même trop chaud !) et nous sommes seules au monde. Aucune maison, voiture ou âme qui vive en vue, si ce ne sont quelques oiseaux survolant paresseusement les lieux. Perfection. Et je crois même qu'il pourrait s'agir d'un coin à fossiles ! 

Après être repassées par le van pour enlever nos sous-pantalons (!!), nous installons notre table de fortune au bord du ruisseau pour le casse-croûte. Ensuite, direction Reykjanesfólkvangur, réserve naturelle dans laquelle nous nous trouvons en fait déjà techniquement parlant. Nous comptons y observer le lac de Kleifarvatn (lui aussi pourvu de son monstre en forme de ver), la zone géothermique Krýsuvík/Seltún et le cratère/lac de Graenavatn.

Cela fait (je vous passe les détails, les cratères, les lacs, la géothermie, vous connaissez maintenant !), nous entamons notre traditionnelle quête au camping, sans trop nous presser car nous sommes plutôt confiantes. La preuve : nous ne résistons pas à la tentation d'aller fureter du côté du Blue Lagon, histoire de nous faire une idée plus précise sur la question. Verdict : une entreprise bien trop touristique à notre goût, et surtout un loisir bien trop coûteux. Aucun regret donc, le Secret Lagon de Flúdhir garde nos faveurs !

Nous arrivons à Grindavík alors que le jour est encore là : il s'agit d'une grande ville, le camping est donc à la hauteur de nos espérances. La cuisine est très largement pourvue de nourriture laissée par d'autres voyageurs : nous dénichons des spaghettis et de la sauce tomate, ce soir c'est la fête, et pas question de bouger d'ici cette fois ! Nous voilà donc posées assez tôt, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Et je sens que cela ne sera pas pour nous déplaire !

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23 octobre 2017

Jour 15, Sud Ouest

Ce camping est l'un des plus moisis et plus chers de tous ceux que nous avons "pratiqués" jusqu'à maintenant : deuxième plus cher après Reykjavik, Geysir camping n'offre ni douches, ni toilettes chauffés, aucune salle commune, pas de prises, une cuisine en plein air crasseuse au possible et sans eau chaude, des emplacements au bord de la route. C'est un crève coeur de payer pour ça, mais heureusement...pas de gardien en vue, ni hier soir ni ce matin ! Nuit gratuite donc, et tout à côté des geysers que nous allons voir ce matin.
L'un d'eux, Strokkur, jaillit toutes les 5/10 minutes et ce jusqu'à 15 ou 30 mètres de hauteur (le blog n'accepte pas les vidéos, mais je pourrai vous les montrer au retour) ! Le reste du parc est constitué de points d'eau bouillante, dans lequel il est bien précisé de ne pas jeter de pièces de monnaie ! Ni de mettre les mains (cela semble relever du bon sens), un panneau à l'entrée avertit les visiteurs que l'hôpital le plus proche se trouve à une soixantaine de kilomètres : le ton est donné !

Non loin de là se trouve Gullfoss, l'une des chutes (si ce n'est LA chute !) les plus célèbres du pays. On comprend donc que tous les tours opérateurs passent par ces deux sites : nous n'avons jamais vu autant de monde, de cars, de voitures, des véhicules parfois spectaculaires à côté desquels notre van fait pâle figure !
Les chutes en elles-mêmes sont certes impressionnantes, mais ne nous plaisent pas autant que certaines cascades observées durant le séjour : est-ce à cause de l'afflux de touristes ? De l'absence de soleil ? D'une préférence plus marquée pour les plus petites cascades ? Quoi qu'il en soit nous ne traînons pas (enfin, si, un peu dans la boutique tout de même) et migrons vers Hveragerdhi. En chemin nous faisons une halte à Keridh, cratère vieux de 6500 ans au milieu duquel s'est formé un lac. C'est sous une formidable averse que nous les découvrons : pour la première fois depuis le début du voyage nous sommes trempées !! Heureusement le ciel semble s'éclaircir dans la direction d'Hveragerdhi, nous poursuivons donc.

Le soleil (timide) nous attend effectivement dans la ville, ce qui nous permet de sécher un peu ! Le repas de midi (enfin, de 14h30) se fait au camping : rien ne fonctionne dans la cuisine mais les arrivées d'eau sont ouvertes dans la salle de bain (accessible). Nous ne comprenons donc pas si le camping accueille encore des voyageurs, nous verrons cela ce soir !

La région est une des plus active en ce qui concerne la géothermie. On y trouve donc beaucoup de serres, de sources chaudes et...du lava bread !! Que l'on déniche avec une facilité déconcertante. Cependant, celui-ci contient du lait : les convictions étant plus forte que la curiosité, pas de lava bread pour nous !
Un petit tour à l'office du tourisme et nous voilà rendues à Reykjadalur, une vallée abritant une rivière d'eau chaude. L'endroit fume donc à différents endroits : pas question d'aller toucher l'eau cependant (cf les photos !). La balade dure 6 kilomètres (dont 3 exclusivement en montée), et a pour but le haut de la rivière où l'eau est à température correcte pour se baigner. Pas assez chaud à notre goût toutefois : la promenade nous suffit !

Retour au camping dans la presque nuit (18h30), dont nous ne savons toujours pas s'il sera payant ou non : le suspense reste entier ! (Promis ce soir j'essaye de ne pas faire de complément et considère que la journée est finie !)

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22 octobre 2017

Jour 14 -complément-

Comment ne pas raconter notre aventure du soir ? Plus de peur que de mal, on vous rassure tout de suite !

En route vers le fameux camping de Geysir, trop cher et sans cuisine (mais pourvu d'une machine à laver, j'insiste !) nous remarquons un panneau indiquant une tente sur notre gauche. Cela sera sûrement fermé, mais allons-y ! Comme prévu, des cordes barrent l'accès au terrain : il faut faire demi-tour. La route est étroite, le fossé (peu profond) n'est pas loin, et ce qui devait arriver arriva : une des roues dérape et glisse dans le trou, nous voilà au milieu de la route, le nez en l'air.
Camille tente de sortir la voiture : elle patine, le pneu fume, une odeur de caoutchouc brûlé se fait sentir. Plusieurs essais, même résultat : nous sommes coincées. Bien sûr il fait nuit noire, et les maisons les plus proches ne le semblent pas tellement. Faut-il appeler les secours ? Aller chercher de l'aide ? Camille choisit cette option et commence à s'éloigner de la voiture quand soudain un véhicule s'engage sur la même route que nous et arrive à notre niveau : ce sont des voyageurs espagnols qui se rendent à l'hôtel, plus haut. Ils proposent d'y amener Camille pour qu'elle y explique notre situation : la voilà qui s'en va.

De longues minutes plus tard (passées à prier pour que le châssis ne soit pas endommagé et que nous n'ayons pas besoin d'appeler le 112) une autre voiture arrive, d'en haut cette fois : une famille islandaise. L'homme (Mac Gyver) sort de son véhicule et me demande avec un sourire goguenard si tout va bien : non bien sûr ! Je lui explique la situation et il propose d'essayer de sortir lui-même le van, sans succès. Dans l'intervalle l'homme espagnol revient avec un vieux paysan islandais qui ne parle pas très bien anglais : celui-ci comptait évaluer la situation et proposait de prêter son tracteur moyennant 50 euros. Le vieil islandais voulait absolument que cela soit l'homme qui l'accompagne même si ce dernier n'était en aucun cas lié à nous ! Sa femme était donc restée en haut et Camille arrivait à pieds.

Mac Gyver s'entretient un moment avec lui, revient tenter différentes manoeuvres, prendre les mesures des pneus, le sourire toujours aux lèvres en répétant "no problem, no problem !". Fort bien.
Il finit par faire passer son 4×4 de l'autre côté de notre voiture, bricole quelque chose sur notre capot à partir de l'anneau d'arrimage de notre trousse à outils, sort une solide corde de son coffre et, sa femme au volant de leur voiture, finit par extraire notre maison du fossé, sans aucun dommage a priori !

Nous remercions chaudement tous nos sauveurs et filons vers notre camping sans demander notre reste (ni regarder les panneaux !)
Nous y voilà donc installées, la machine à laver va se terminer, la vie reprend son cours normal. Ouf !

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